Carmel de la Trinité
Metz-
Plappeville
Bienvenue
Dieu n’a jamais manqué de me récompenser pour chacun de mes bons désirs.(Ste Thérèse d'Avila-Vie 4,10)

s_monique.jpgGrâce à ma famille chrétienne et à la Jeunesse Ouvrière Chrétienne, j'ai grandi dans la foi et l'ouverture aux autres.

En travaillant comme ouvrière à la manufacture, je ne pensais pas en sortir… religieuse !

Ce passage de l'Evangile : "…laissant là leurs filets, ils Le suivirent(Mt. 4,20)  fut pour moi un appel foudroyant à la vie religieuse. Une autre orientation de ma vie s'est ouverte à moi, mais le souci de rester en Monde Ouvrier ne me quittait pas. Je ne trouvais aucune congrégation à mon goût. C'était la nuit dans mon cœur. Alors, j'ai demandé au Seigneur de décider pour moi de l'endroit où Il m'attendait. Il connaît mon tempérament, mes possibilités, mes faiblesses.

C'est au cours du travail, à l'usine, que ce mot a résonné en moi comme une lumière : Carmel. A moi de répondre oui ou non, en pleine liberté. Tout ceci est vite écrit, mais rien ne se fit sans combat intérieur ! Comment rejoindre le Monde Ouvrier et ses luttes dans un Carmel ?

 

Ste Thérèse de l'Enfant Jésus m'a donné la réponse : "Je compris que l'Amour renfermait toutes les vocations,

que l'Amour était tout, qu'il embrassait tous les temps et tous les lieux,

en un mot qu'il est éternel…"

       Au Carmel, je n'aimerai pas seulement une usine, mais je les porterai toutes dans ma vie de prière. De plus, dans la vie monastique, le travail manuel a une grande place. Ainsi je suis en communion avec tous les ouvriers du monde…

       Savoir la volonté de Dieu et la suivre, donne un épanouissement.

       Depuis mon entrée au Carmel, j'ai essayé de garder des contacts avec le milieu ouvrier afin de porter avec plus de vérité les souffrances, les avancées et les reculs de la classe ouvrière et de rejoindre leur prière. Mes contacts, rares, bien sûr, mais profonds avec des prêtres,  religieuses en Mission Ouvrière, militants, ainsi que le journal "Témoignage", m'aident à suivre l'évolution du mouvement, à me sentir solidaire, à ma place, dans la marche de l'histoire.

 Sr Monique