Carmel de la Trinité
Metz-
Plappeville
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Mon bonheur, Seigneur est de Vous contenter.(Ste Thérèse d'Avila-Exclamations 142)

DIX CONSEILS POUR PROMOUVOIR L’UNITE DU CORPS DE CHRIST

Lorsqu’en 56, l’apôtre Paul apprend les tensions qui opposent entre eux les Corinthien, il se trouve affronté à un problème qui ne s’était encore jamais posé en ces termes. Car il s’agit du peuple de la Nouvelle Alliance, composé d’hommes rachetés par le sacrifice de Jésus-Christ, nés de nouveau, auxquels la grâce de l’unité a été donnée au départ même .Où est la source de l’unité à la- quelle il faut les ramener ? L’Esprit Saint révèle à Paul (après quelles larmes et quelles prières ?) les deux noms de cette source : + la Croix – l’autre cesse ainsi d’être le concurrent pour devenir le frère pour lequel Christ est mort – +le don de l’Esprit - nous avons tous été baptisés en un seul Esprit pour former un seul corps. Ainsi commence à s’élaborer le message d’unité de l’apôtre Paul que l’on peut, en utilisant aussi d’autres épîtres, présenter sous la forme des dix conseils suivants :

1. Entre dans l’émerveillement devant le plan de salut de Dieu pour toi et pour les autres, pour le Juif et pour le Grec (Eph.1 et 2 ) Apprends à ouvrir les yeux sur ce que le Saint-Esprit est entrain d’accomplir dans ta Communauté comme dans les autres Eglises !
2. Ne t’éloigne jamais de la Croix, seule puissance capable de détruire au fonds de ton être le principe de méfiance, de jugement et de condamnation des autres ! « Christ a réconcilié l’un et l’autre en un seul corps, avec Dieu, par la Croix en détruisant par elle l’inimitié » (=le principe d’hostilité au fond de nous-mêmes) ( Eph2/16)
3. Transforme tout jugement que tu voudrais prononcer contre une autre église, contre ses erreurs ou ses manques, en souffrance pour elle, car tu fais partie du même corps (1Co 12/14-27) Nul en effet ne peut dire « Jésus-Christ est Seigneur « si ce n’est par l’Esprit de Dieu. Et s’il a l’Esprit de Christ, il appartient au Corps de Christ. Ne faisons pas la politique de Gribouille qui, un jour où il avait mal à la tête, a demandé au bourreau de lui couper la tête. S’il y a une maladie même grave dans le Corps du Christ, ne dis pas "coupons-le"  Tu renierais la Parole de Dieu qui affirme qu’une mystérieuse solidarité vous lie.
Souffre donc avec la partie malade, et tâche toi-même de développer ta santé spirituelle pour que Ta santé aide à la guérison du membre malade.
4. Les richesses confiées à ton Eglise sont une nourriture spirituelle que Dieu vous donne pour votre accroissement. C’est les détourner de leur destination que de s’en servir pour condamner le frère qui ne les a pas. "toi, tu n’as pas le vrai baptême, tu n’as pas la plénitude du Saint-Esprit, tu n’as pas la présence réelle dans la Sainte-Cène, etc…" Pendant que tu écrases les autres en te servant de ta vérité comme d’un marteau, tu oublies de te nourrir toi-même ! (1 Pi 2/2)
5. Ne regarde plus les différences entre les Eglises comme des oppositions créant des frontières : ce serait projeter sur le présent les ombres du passé ! Mais les ayant examinées à la lumière de la Parole de Dieu lue avec des frères différents, regarde-les comme des fonctions complémentaires à l’intérieur même du corps de Christ en vue de bâtir l’Eglise de demain. Car le jour vient, où il y aura un seul troupeau, un seul berger.
6. Loue régulièrement le Seigneur pour les hommes de Dieu, les évangélistes, les théologiens, les prêtres et les pasteurs croyants donnés à l’autre Eglise ! Car (Eph. 4/11-16) ils te sont donnés à toi aussi puisque Dieu les donne à l’ensemble du Corps de Christ en vue du perfectionnement des saints. Serais-tu déjà un saint parvenu à la perfection pour prétendre te passer d’une partie des dons de Dieu ? Il serait utile que chaque protestant réformé ait comme livre de chevet au moins un livre pentecôtiste , un livre catholique, etc…En agissant ainsi le peuple des croyants proposera un acte révolutionnaire ; car en avance sur les théologiens, il attestera la reconnaissance mutuelle des ministères d’une Eglise à l’autre.
7. Au lien d’être impatient pour le changement des autres Eglises et patient, trop patient, pour ta propre Eglise, deviens impatient pour le réveil de ton Eglise et apprends la patience à l’égard des autres, te rappelant combien le Seigneur l’a été pour toi. C’est une application de la parabole de la paille et de la poutre ( Mat. 7/3-5)
8. Aie pour ton Eglise l’amour ambitieux que Jésus-Christ a pour elle : il la veut glorieuse, sans tache ni ride ( Eph. 5/27) et capable d’enfanter. Mets donc tout en œuvre pour que ta communauté consacre le meilleur d’elle-même à l’évangélisation. Et dans l’évangélisation donne des signes d’unité « afin que le monde croie »
9. Rappelle-toi que ton Eglise, que tu aimes et dont tu es fier, n’a son berceau ni à Saint-Pierre de Rome, ni à Genève, ni à Wittenberg, ni à Los Angeles mais bien à Jérusalem, dans une chambre haute où 120 Juifs étaient réunis, qui croyaient tous en Jésus , le fils de Marie la Juive . Rappelle-toi que le jour vient - selon Romains 9-11- où Israël tout entier sera sauvé. Ce jour-là, il réclamera sa place, celle de frère aîné . Es-tu prêt à t’effacer devant lui, dans la joie de l’éclatante fidélité de Dieu à son Alliance ?
10. Creuse toujours plus le mystère du pain rompu et du vin distribué, le mystère de la Sainte –Cène. Elle est le grand plaidoyer de Dieu pour l’unité des siens. Par elle, nous sommes rendus présents à l’élévation de Jésus sur la croix d’où « il rassemble en un seul corps les enfants de Dieu dispersés « En elle, nos divisions sont abolies. Par elle l’esprit qui, nous fait un , nous est à chaque fois redonné. A l’imitation d’Israël célébrant la Pâques dans la dispersion, disons à la fin de chaque Sainte Cène : « l’an prochain tous à la même table. »