Carmel de la Trinité
Metz-
Plappeville
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Bienheureuse l’âme que Dieu conduit de l’intelligence à la Vérité.(Ste Thérèse d'Avila-Vie 21,2)

ctpl.sr.O.JPGPOURQUOI CONTEMPLER ?


L’être humain est riche en capacités à divers niveaux.
Le plus souvent, il est absorbé par des nécessités ou des attraits
qui l’occupent dans la superficialité de son être,
par le désir d’avoir, de ressentir du plaisir, le besoin de savoir,
le désir et la joie de faire…toutes choses bonnes bien sûr mais,
qui pourraient laisser dans l’oubli la dimension de profondeur de notre être.
Et pourtant c’est sans doute dans cette dimension que l’être humain est le plus grand !

Je crois que la capacité à contempler est constitutive de notre être humain,
tout comme la fleur est en capacité de s’épanouir.
Je pense qu’un être qui n’aurait plus dans sa vie aucun moment pour contempler,
serait en danger d’asphixie.


La profondeur de notre être est comme un poumon formidable qui permet une « respiration » essentielle à notre équilibre.
La contemplation est comme une porte qui donne accès à ce « poumon » vital.
Ainsi, par un simple mouvement de notre volonté, nous pouvons nous ouvrir, ce qui produit une « aspiration »
de la beauté, la bonté, la paix, l’amour qui sont des dons de Dieu.
Nous pouvons le goûter, nous abandonner à ce flot de Bien,
et nous laisser envahir par la grâce divine qui ne manque jamais de se donner.
Comme nous avons pris l’image de la respiration, nous pourrons « renvoyer le souffle » de la grâce reçue
tout d’abord vers sa Source divine, mais aussi sur ceux qui sont en lien avec nous.
Il se produit ainsi une sorte de circulation de la grâce qui passe par nous,
comme cela se vit en Dieu entre les trois Personnes de la Sainte Trinité.
Un être qui s’ouvre fréquemment à la grâce, par ce mouvement contemplatif,
même s’il était handicapé, ou physiquement paralysé, deviendra un être pacifié, pacifiant, formidablement fécond
par le rayonnement d’amour de sa personne, car,
ce qu’il a « bu » par sa contemplation rayonnera forcément de lui, même à son insu,
et pourra rayonner même au loin en des personnes qui ne le connaissent pas, car
le don de la grâce est forcément diffusif.