Carmel de la Trinité
Metz-
Plappeville
Bienvenue
Vous, Seigneur qui venez dans la misérable auberge que je suis ! Soyez béni à jamais !(Ste Thérèse d'Avila-Vie 22,17)

Th__r__se_Pranzini.jpgHistoire de Pranzini                    Manuscrit A 45 v°…extraits
                                                                         Sainte Thérèse de Lisieux

    « J'entendis parler d'un grand criminel qui venait d'être condamné à mort
pour des crimes horribles, tout portait à croire qu'il mourrait dans l'impénitence.
Je voulus à tout prix l'empêcher de tomber en enfer, afin d'y parvenir
j'employai tous les moyens imaginables: sentant que de moi-même je ne pouvais rien,
j'offris au Bon Dieu tous les mérites infinis de Notre Seigneur, les trésors de
la Sainte Église, enfin je priai Céline de faire dire une messe
(…) je dis au
Bon Dieu que j'étais bien sûre qu'Il pardonnerait au pauvre malheureux Pranzini,
que je le croirais même s'il ne se confessait pas et ne donnait aucune marque de
repentir
, tant j'avais de confiance en la miséricorde infinie de Jésus, Pranzini.jpg
mais que je lui demandais seulement "un signe" de repentir pour ma simple consolation...

Ma prière fut exaucée à la lettre!  (…) Le lendemain de son exécution je trouve sous ma main le journal (…)
Pranzini ne s'était pas confessé, il était monté sur l'échafaud et s'apprêtait à passer sa tête dans le lugubre trou,
quand tout à coup, saisi d'une inspiration subite, il se retourne, saisit un Crucifix que lui présentait le prêtre
et baise par trois fois ses plaies sacrées!... Puis son âme alla recevoir la sentence miséricordieuse
de Celui qui déclare qu'au Ciel il y aura plus de joie pour un seul pécheur qui fait pénitence que
pour 99 justes qui n'ont pas besoin de pénitence!...

J'avais obtenu "le signe" demandé et ce signe était la reproduction fidèle de grâces que Jésus m'avait faites pour m'attirer à prier pour les pécheurs. N'était-ce pas devant les plaies  Jésus, en voyant couler son sang Divin que la soif des âmes était entrée dans mon cœur? Je voulais leur donner à boire ce sang immaculé qui devait les purifier de leurs souillures, et les lèvres de "mon premier enfant" allèrent se coller sur les plaies sacrées!!!...
Quelle réponse ineffablement douce!... Ah! Depuis cette grâce unique, mon désir de sauver les âmes grandit chaque jour. »

 

Et moi ?

Quelle est ma réaction devant un fait divers ?
Suis-je tenté de badiner à sujet ?

Est-ce que je vais prendre les coupables
dans ma prière pour leur obtenir miséricorde ?

Thérèse n'oubliera pas Pranzini, plus tard, au Carmel, quand elle secevait quelque ressource elle faisait célébrer une messe pour "son enfant", qu'elle avait enfanté à la vie éternelle.

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