Carmel de la Trinité
Metz-
Plappeville
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Ô mon Jésus, que ne ferais pas une âme embrasée de Votre Amour !(Ste Thérèse d'Avila-Vie 34,15)

priere_laudes.jpgDu devoir de chanter les miséricordes du SeigneurPtit.Th.roses.jpg

 

Chanter les miséricordes pourrait sembler être une évidence.
N’est-il pas naturel de remercier ?
Ste Thérèse de Lisieux l’a ressenti comme un devoir :
  « 
je sens qu'il me faut chanter… les miséricordes du Seigneur » Manuscrit C 29 v°
Et Thérèse va écrire, à la demande de ses soeurs, uniquement dans cette perspective :  
 « je ne vais faire qu'une seule chose :
     Commencer à chanter ce que je dois redire éternellement:
     "Les Miséricordes du Seigneur!!!..." »
Manuscrit A 2 r° 
Oui, c’est un devoir pour aujourd’hui et jusque dans l’Eternité !!!
Vous verrez d'expérience que plus nous remarquons et témoignons des miséricordes qui nous sont faites,
plus notre Foi se fortifie, plus notre être deviens louange et joie pour les autres.
C'est un témoignage évangélique qui conduit au bonheur en Dieu.

 

-          Pour quels motifs Thérèse de Lisieux va-t-elle chanter ? ctpl.bibl.JPG
Où voit-elle la Miséricorde à l’œuvre dans sa vie ?
 
Quand Thérèse entend dans son cœur une Parole d’Ecriture comme lui étant personnellement adressée, une lumière intérieure, une compréhension qui l’aide à s’orienter au quotidien, à trouver l’attitude juste pour bien vivre toute situation, alors elle chante.
« Comme une mère caresse son enfant, ainsi je vous consolerai, je vous porterai sur mon sein et je vous balancerai sur mes genoux! » (Isaïe 66,12)  Ah! Jamais paroles plus tendres, plus mélodieuses, ne sont venues réjouir mon âme, l'ascenseur qui doit m'élever jusqu'au Ciel, ce sont vos bras, ô Jésus! Pour cela je n'ai pas besoin de grandir, au contraire il faut que je reste petite, que je le devienne de plus en plus. O mon Dieu, vous avez dépassé mon attente et moi je veux chanter vos miséricordes. "Vous m'avez instruite dès ma jeunesse et jusqu'à présent j'ai annoncé vos merveilles, je continuerai à les publier dans l'âge le plus avancé. Quel sera-t-il pour moi cet âge avancé? Il me semble que ce pourrait être maintenant, car 2000 ans ne sont pas plus aux yeux du Seigneur que 20 ans... qu'un seul jour... » Manuscrit C 3 r°

-        

        ctpl.person.JPGA l’occasion de charité même toute simple.
Voici l’exemple quand elle s’occupait d’une sœur âgée :
« …
je m'en aperçus bientôt et, chaque soir, je ne la quittai qu'après lui avoir encore rendu ce petit service. Comme elle ne me l'avait pas demandé, elle fut très touchée de mon attention et ce fut par ce moyen que je n'avais pas cherché exprès, que je gagnai tout à fait ses bonnes grâces et surtout (je l'ai su plus tard) parce que après avoir coupé son pain je lui faisais avant de m'en aller mon plus beau sourire… vous êtes étonnée que je vous écrive ce petit acte de charité, passé depuis si longtemps. Ah! si je l'ai fait c'est que je sens qu'il me faut chanter, à cause de lui, les miséricordes du Seigneur, Il a daigné m'en laisser le souvenir, comme un parfum qui me porte à pratiquer la charité. »  Manuscrit C, 29 v°

 -         Lorsqu’on ressent sa fragilité, chanter encore ? Oui, le Seigneur est à l’œuvre.
 
« Ne crains pas, ma Céline chérie, tant que ta Lyre ne cessera pas de chanter pour Jésus, jamais elle ne se brisera... Sans doute elle est fragile, plus fragile que le cristal; si tu la donnais à un musicien inexpérimenté, bientôt elle serait brisée, mais c'est Jésus qui fait vibrer la lyre de ton coeur... Il est heureux que tu sentes ta faiblesse; c'est Lui qui imprime dans ton âme les sentiments de défiance d'elle-même. Céline chérie remercie Jésus. » Lettre 161 à Céline

      A l’occasion d’humiliations, chanter encore ? Oui car elles purifient notre cœur.
« C'est ainsi que le bon Dieu daigne prendre soin de moi,
Il …peu …donner le pain fortifiant de l'humiliation extérieure…
Ah! que sa miséricorde est grande, je ne pourrai la chanter qu'au Ciel »
Manuscrit C, 26 r°

-         Chanter le fruit des grâces de repentir, car elles ouvrent le cœur à plus d’amour de Dieu
et à un nouvel élan vers les autres, après des fautes surmontées.
Lettre 247 à l’Abbé Bellière

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